18/01/2022
Entrepreneuriat Actualités

Burkina-Faso : Claudine Ouedraogo, une femme qui démocratise le E-secretariat

Burkina-Faso : Claudine Ouedraogo, une femme qui démocratise le E-secretariat

Claudine Kiswendsida Ouedraogo fait partie des vingt (20) lauréats de la première édition du programme L’Afrik De Demain, initié par le magazine Ocean’s News. Originaire du Burkina, elle s’est donnée pour mission, depuis plus de six (06) ans, de mener le combat de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines. Zoom sur une femme battante et entreprenante.

Née le 21 septembre 1986 à Ouagadougou au Burkina-Faso, Claudine Kiswendsida Ouedraogo a suivi un cursus d’enseignement général jusqu’en classe de 3e. Pour le second cycle, elle fera la série G1 avant de continuer à l’université dans cette même branche. À la fin de ses études universitaires, elle obtient un Diplôme de Technicien Supérieur option Assistante Administrative. Claudine ne va pas s’arrêter là. Elle va commencer sa vie professionnelle tout en poursuivant une licence en Management des entreprises.

Cependant, après huit années de vie professionnelle, elle choisit de saisir une belle opportunité, le concours Harubuntu (Espoir d’Afrique). Ce concours lui permettra de se distinguer comme finaliste en Belgique. Par le biais de cette nouvelle aventure, Claudine Kiswendsida Ouedraogo va découvrir la communauté de lutte contre les Mutilations Génitales Féminines. Passionnée par cette noble cause, elle choisit d’apporter son aide aux femmes et évolue dans ce domaine depuis 2014.

Lire aussi : L’Afrik De Demain 2021 : la liste des premiers lauréats dévoilée

 

Entrepreneure et femme au foyer

Claudine s’inscrit sur la liste de cette nouvelle génération africaine qui travaille à bâtir l’Afrique de demain. L’entrepreneure burkinabè est Gestionnaire de projet de lutte contre les Mutilations Génitales Féminines, Présidente de l’association Business and Professionnal Women OUAGA BURKIMBI, – œuvrant pour le développement du potentiel d’affaires et la promotion professionnelle de la femme sans discrimination aucune. Claudine est également la Co-fondatrice de DONA DEÏ, une école maternelle et primaire.

Mariée et mère de 2 enfants, c’est son projet KIS GRUP qui lui a valu de faire partie des lauréats de la première édition du programme L’Afrik De Demain. L’entreprise est spécialisée dans le E-secretariat à travers « YOL SUUM ». Elle vise à soulager la population en les accompagnant dans le traitement de leur dossier (visa, hôtel, billet) de façon efficace et dans des délais très brefs.

Un choix d’enfance concluant

Enfant, Claudine Kiswendsida Ouedraogo a dû trouver une solution au plus vite pour faire face à ses besoins. Elle raconte : « Pendant le cursus scolaire, mon argent de poche ne me permettant pas de m’acheter le sandwich de mon choix, j’ai décidé de trouver le moyen de m’offrir une pause digne d’une princesse ». Claudine se transforme alors en commerçante aux heures de pause pour arriver à une autonomie financière. « J’ai réussi à m’offrir des déjeuners de Reine grâce à la vente de pochettes triées dans les friperies (laver-repasser) revendues à l’école 5 fois plus. Et depuis lors, cette volonté du gain par soi-même ne m’a jamais quitté », a-t-elle expliqué.

C’est à 17 ans que Claudine Kiswendsida Ouedraogo embrasse véritablement l’univers de l’entrepreneuriat. Consciente de ses ambitions et la connaissant autonome, sa famille n’a pas vraiment été surprise. Selon l’entrepreneure burkinabè, il n’existe pas de formule magique pour réussir dans l’entrepreneuriat. « Tout entrepreneur qui veut devenir meilleur doit savoir manipuler les facteurs temps, lieu, environnement et circonstance », a-t-elle précisé.

 

Lire aussi : Le Programme L’Afrik de Demain pour soutenir l’entrepreneuriat africain

Des objectifs bien précis

La jeune femme de 35 ans croit fermement à cette citation de William A. Feathe qui dit : « En aidant les autres à réussir, on assure notre propre succès ». Son objectif clé est de réveiller l’esprit entrepreneurial enfoui au plus profond de chaque personne. Faisant référence à Michelle Obama, elle déclare : « Le succès ne se mesure pas à la quantité d’argent que vous gagnez, mais à l’impact que vous avez sur la vie des gens ». KIS GRUP, l’entreprise dont elle est la fondatrice accompagne la population dans le traitement de leur dossier (visa, hôtel, billet, administration). L’ambition de Claudine Kiswendsida pour KIS GRUP est de faire voyager l’entreprise au-delà des frontières du Burkina-Faso.

Créée en 2019 et reconnue officiellement en 2020, KIS GRUP est une entreprise spécialisée dans le E-secretariat, située au secteur 27 à Ouagadougou. Avec pour slogan « facilitez votre vie », KIS GRUP évolue aussi dans le Commerce Général, l’étude suivie, le service d’entretien, la vente de consommables bio médical et le BTP. KIS GRUP ne compte pas s’arrêter au Burkina-Faso. Selon sa patronne, l’entreprise est en train de tisser des relations pour s’exporter en outre-mer. « Nous sommes en train de mettre en place la section accompagnement à destination pour nos clients. Des collaborations sont en train de se tisser avec des structures relais dans d’autres pays pour faciliter les séjours des clients que nous aidons à obtenir le visa ou les billets. Les pays retenus pour l’instant sont le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Canada, les USA, la Suisse, la France et l’Egypte. Par ailleurs, nous pensons à la création d’une plateforme de traitement plus efficace et rapide des dossiers », a confié Claudine.

Sur le chemin de l’accomplissement, Claudine fait face sans cesse à de nombreuses difficultés. Sa première contrainte a été de rendre formelle son entreprise. Si les procédures administratives ont été un frein, l’accompagnement financier a aussi fait partie de l’aventure. Toutefois, cela n’a pas empêché l’entrepreneure de gravir les échelons et n’a aucun regret d’avoir embrassé l’univers entrepreneurial, si ce n’est de ne pas avoir franchi l’étape formelle plus tôt. Cependant, si beaucoup ont des modèles comme Steve Jobs ou encore Bill Gates, Claudine encense le courage de sa mère qui face à la « galère » n’a cessé de la soutenir et l’encourager. « Je pense toujours à elle à chaque obstacle », a-t-elle lâché.

Burkina-Faso : Claudine Ouedraogo, une femme qui démocratise le E-secretariat

Par Tech En Afrique

About Author

Raheem Junior

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *