03/12/2022
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Allemagne : Le chef de la cybersécurité accusé d’être proche de la Russie

Allemagne : Le chef de la cybersécurité accusé d’être proche de la Russie

Le chef de l’agence de cybersécurité allemande (BSI) risque d’être limogé pour ses liens présumés avec les services de renseignement russes, ont indiqué lundi à l’AFP des sources gouvernementales, dans un contexte de vigilance accrue face à d’éventuelles activités de sabotage de Moscou.

Arne Schoenbohm, chef de l’Autorité fédérale de cybersécurité (BSI), a été accusé dans une enquête récente par le radiodiffuseur ZDF d’être proche de la Russie par le biais d’une association qu’il a cofondée en 2012.

Le ministère de l’Intérieur a déclaré qu’il « prenait au sérieux les faits qui ont été rapportés et enquêtait de manière approfondie » et « examinait toutes les options sur la manière de gérer la situation ».

Le quotidien Handelsblatt a rapporté qu’il y avait « un grand mécontentement » au sein du gouvernement face à ces allégations.

Une comparution conjointe prévue de Schoenbohm et de la ministre de l’Intérieur Nancy Faeser pour présenter un rapport sur la cybersécurité allemande en 2022 a été annulée alors que le ministère cherche à clarifier les allégations.

Faeser a déclaré lundi que son ministère « examinait toutes les mesures nécessaires qui pourraient être nécessaires » concernant Schoenbohm.

L’Allemagne était « vulnérable » aux cyberattaques, « notamment en raison de la menace posée par la guerre de la Russie, et nous devons tout faire pour maîtriser cette menace », a-t-elle dit.

L’association au centre des allégations, connue sous le nom de Cyber ​​Security Council Germany, conseille les entreprises, les agences gouvernementales et les décideurs politiques sur les questions de cybersécurité.

Selon le programme satirique populaire sur ZDF qui a révélé l’histoire, Schoenbohm maintient toujours le contact avec l’organisation.

Ce dernier a nié les allégations, affirmant lundi dans un communiqué publié sur son site Internet que les accusations étaient « absurdes ».

Sebastian Fiedler, un politicien des sociaux-démocrates (SPD) du chancelier Olaf Scholz, a estimé que les accusations « doivent faire l’objet d’une enquête très approfondie » et ont déjà causé « beaucoup de tort à la confiance dans le BSI ».

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Assou Afanglo

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