19/05/2024
Actualités Réseaux sociaux

Kenya : 43 anciens modérateurs porte plainte contre Meta

Kenya : 43 anciens modérateurs porte plainte contre Meta

Un groupe de 43 modérateurs de Facebook licenciés en janvier ont annoncé une plainte au Kenya contre la maison mère du réseau social Meta pour, entre autres, « licenciement illégal », selon un communiqué publié lundi.

Meta, qui englobe aussi Instagram et WhatsApp, s’est engagé à réduire ses effectifs de près de 25% en moins de six mois, symbole des difficultés rencontrées par le secteur tech.

Janvier dernier, 260 modérateurs ont été licenciés par Sama, la société d’externalisation qui gère le bureau depuis 2019.

Dans un communiqué, les modérateurs de Facebook ont ​​déclaré que « le licenciement entrepris est illégal car aucune raison véritable ni justifiable n’a été donnée ».

« 43 modérateurs du centre de modération de Facebook à Nairobi intentent une action en justice contre la société de médias sociaux et ses sous-traitants pour avoir licencié l’ensemble de la main-d’œuvre – et pour avoir mis sur liste noire tous les travailleurs licenciés », poursuit le communiqué.

En décembre 2022, une ONG kenyane et deux citoyens éthiopiens a porté plainte au Kenya contre Meta, accusant la plateforme de ne pas lutter suffisamment contre la haine en ligne et exigeant la création d’un fonds de 1,6 milliard de dollars pour indemniser les victimes.

Après avoir affiché une croissance insolente depuis sa création, Facebook, devenu Meta fin 2021, souffre depuis l’an dernier d’un ralentissement de la publicité en ligne.

Facebook est accusé d’avoir causé la mort, le déplacement de familles, la diffamation d’individus et la destruction de communautés en Éthiopie, au Kenya et dans d’autres régions d’Afrique, alors que les procédures judiciaires se poursuivent toujours.

 

Lire aussi : Appel à candidatures pour la 6ème École ouest-africaine sur la gouvernance de l’Internet

About Author

Tech en Afrique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.