04/10/2022
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Facebook livre une adolescente accusée d’avortement à la police

Facebook livre une adolescente accusée d’avortement à la police

Facebook a été attaqué pour avoir partagé des messages privés avec la police du Nebraska. C’est dans le cadre d’une affaire d’avortement criminel contre une mère et sa fille adolescente.

Jessica Burgess est accusée d’avoir aidé sa fille Celeste Burgess, âgée de 17 ans à l’époque, à pratiquer un avortement avant de brûler et d’enterrer le fœtus à Norfolk en avril.

L’affaire s’est construite autour des textes que la mère et la fille ont échangé via la plateforme Messenger de Facebook, qui ont été fournis aux forces de l’ordre par le géant des médias sociaux.

Les messages auraient montré que Jessica Burgess a obtenu des médicaments pour l’avortement pour sa fille et lui a expliqué comment les utiliser alors qu’elle était enceinte de 23 semaines, soit au-delà de la limite des 20 semaines fixée par le Nebraska. Tout se passait sur Facebook Messenger.

La mère a plaidé non coupable des cinq chefs d’accusation, dont trois délits, devant le tribunal de district du comté de Madison.

Sa fille est maintenant jugée en tant qu’adulte et a plaidé non coupable pour trois chefs d’accusation, dont un délit. Les autorités ont également inculpé un homme de 22 ans pour avoir aidé la mère et la fille à enterrer le fœtus.

Facebook a-t-elle violé la vie privée de ces utilisatrices ?

L’affaire a suscité une vague d’indignation à l’encontre de la plateforme de Mark Zuckerberg. Les utilisateurs de Messenger étaient invités à passer à des plateformes plus sûres et cryptées. Toutefois, la société a insisté sur le fait qu’elle ne faisait que se conformer aux mandats légaux.

Notons que l’affaire repose sur des preuves partagées par un enquêteur de la police de Norfolk qui a reçu les chats de l’adolescente sur Facebook, obtenus par ordonnance du tribunal, ce qui soulève la question de la violation de la vie privée de la mère et de la fille par la plateforme de médias sociaux.

Dans les dossiers judiciaires, l’enquêteur de la police avait demandé un mandat de perquisition pour leurs discussions privées sur Facebook messenger.

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