27/09/2021
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Un logiciel de recrutement automatisé rejette par erreur des millions de bons candidats

Un logiciel de recrutement automatisé rejette par erreur des millions de bons candidats

Un rapport indique que les systèmes automatisés nuisent au marché du travail américain. Un logiciel automatisé de numérisation de CV a contribué à léser des candidats aux États-Unis, selon un nouveau rapport de la Harvard Business School.

Un tel logiciel est utilisé par les employeurs pour filtrer les candidats, mais rejette par erreur des millions de candidats viables, selon les auteurs de l’étude. Cela contribue à mettre sur le carreau ceux qui sont capables et désireux de travailler, mais restent sans emploi en raison de problèmes structurels sur le marché du travail.

Les auteurs de l’étude identifient un certain nombre de facteurs empêchant les personnes d’accéder à l’emploi, mais affirment que le logiciel de recrutement automatisé est l’un des plus importants.

Ces programmes sont utilisés par 75 % des employeurs américains (jusqu’à 99 % des entreprises Fortune 500) et ont été adoptés en réponse à une augmentation des candidatures numériques à partir des années 90. La technologie a rendu plus facile pour les gens de postuler à des emplois, mais aussi plus facile pour les entreprises de les refuser.

Les mécanismes exacts de la façon dont les logiciels automatisés rejettent par erreur les candidats sont variés, mais découlent généralement de l’utilisation de critères trop simplistes pour diviser les « bons » et les « mauvais » candidats.

Un logiciel qui finalement lèse certains

A titre d’exemple, certains systèmes rejettent automatiquement les candidats présentant des interruptions de plus de six mois dans leurs antécédents professionnels. C’est sans jamais demander la cause de cette absence. Cela peut être dû à une grossesse, parce qu’ils s’occupaient d’un membre de la famille malade, ou simplement à cause de la difficulté à trouver un emploi en période de récession. Le logiciel ne peut pas demander.

Des exemples plus spécifiques cités par l’un des auteurs de l’étude, Joseph Miller, dans une interview avec le Wall Street Journal incluent des hôpitaux qui n’ont accepté que des candidats ayant de l’expérience en « programmation informatique » sur leur CV. Or, les personnes recherchées devraient juste saisir les données des patients dans un ordinateur.

La dépendance excessive aux logiciels dans le monde du recrutement semble avoir créé un cercle vicieux.

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Assou Afanglo

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