03/10/2022
Nouvotech

Un chercheur conçoit une machine pouvant décortiquer trois tonnes de café à l’heure

Un chercheur conçoit une machine pouvant décortiquer trois  tonnes de café à l’heure

Au Cameroun, Godefroy Piam Fokam, le promoteur du Groupe de recherche, d’application et de diffusion des technologies (Gradit international) a été récompensé par l’OAPI (Organisation africaine de la propriété intellectuelle) pour avoir conçu une décortiqueuse de café . Sa machine, explique-t-il est un assemblage de cinq autres travaillant de manière synchronisée et pouvant traiter jusqu’à  3 tonnes de café par heure.

Selon les explications de l’inventeur, son appareil  est constitué d’un élévateur à godet qui recueille le café  pour le verser dans la décortiqueuse qui est la deuxième machine. La décortiqueuse casse la graine en y enlevant  la  peau.

«  L’ensemble peau et graine, poursuit-il,  tombe dans un couloir où il y a une turbine d’aspiration qui fait circuler l’air à contre-courant. C’est la troisième machine. Ce courant d’air transporte au passage la peau qui est plus légère que les graines et la dépose dans un silo-filtre qui sépare l’air des déchets qui sont ainsi déposés au fond d’un sac ».

Le reste va sur une table avant d’échouer dans une dernière machine qui est un souffleur, appelé Catador. De là,  un café prêt pour l’exportation ou pour la suite de la transformation est obtenu.

 

Décortiqueuse/ Crédit Photo : Scidev

Épineux problème de financement

Comme cela est devenu une coutume dans certains pays africains, il n’y aucune politique serieuse sinon crédible pour accompagner ces genres d’initiatives à forte valeur ajoutée. Bien que la demande de cette machine soit grande en Afrique, le concepteur se désole que ses moyens de bord restent encore insuffisant pour relever le défi.

« Il n’existe encore dans notre pays aucune structure dédiée au financement de l’innovation. En République démocratique du Congo, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Ghana et dans d’autres pays, la demande pour cette machine est très élevée ; mais, nous ne pouvons pas la produire, puisque aucune banque ne nous finance. Sinon, de façon artisanale comme c’est le cas actuellement, on peut fabriquer une machine par mois. Mais, s’il y avait des financements on pourrait produire 50 ou 100 exemplaires par mois », résume-t-il.

 

Crédit Photo : Scidev

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Assou Afanglo

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