04/10/2022
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Togo : Et si les adolescents étaient les plus « accros » à Internet ?

Togo : Et si les adolescents étaient les plus « accros » à Internet ?

 

 

Tous les esprits éclairés s’accordent que le monde est à l’ère du numérique, où les continents semblent former un bloc rapproché et compact. Cette tendance n’a pas touché que les jeunes, les adultes contraints plutôt à s’adapter  à la nouvelle donne. Les plus jeunes, la dizaine légèrement dépassée sont aujourd’hui ceux qui semblent plus attachés à internet. Et pourtant, la plupart n’ont pas encore de téléphones portables.

 

Sans smartphones

 

Génération sans Smartphones, ils le sont ces adolescents qu’on voit défiler aux heures creuses dans des cybercafés. Vu leur jeune âge, beaucoup de parents, issus de la dernière génération sans Smartphone aussi n’hésitent pas à priver leurs enfants de cet outil. Ils ne sont pas des mobinautes mais font leurs activités au cyber en payant de la connexion internet par heure. Généralement, l’heure coûte 200 F au Togo, pas si cher pour ces derniers qui savent économiser dans la semaine pour assouvir à ce besoin. Par exemple, un ado qui souhaite faire une heure au moins par semaine ( week-end) au cyber sait combien mettre de côté pour y arriver.

 

Ils font quoi ?

 

Il est tout aussi important de se demander ce que viennent faire ces adolescents à leurs heures perdues dans des endroits fréquentés beaucoup plus par des adultes qui plus est savent penser monétisation de leurs activités en ligne. La plupart du temps, il faut les voir s’attrouper à 4 ou 5 autour d’un ordinateur entrain de suivre les derniers films et séries, des dessins animés de  leurs héros préférés (Sangokou, Mikey Mousse…).

Certains encore, amoureux du sport viennent se renseigner sur le salaire de Cristiano Ronaldo, Messi, des transferts de club en club. Plus loin encore, d’autres semblent plus captivés par les vidéos de blagues et les clips des chansons qui font le buzz dans le pays sur Youtube. Mais, les fauteurs de trouble ne manquent pas à l’appel. Eux, ils sont là, calmes, cherchant par des subterfuges à ouvrir des sites aux contenus obscènes. Et pourtant , il est bien écrit noir sur blanc : « interdiction d’ouvrir des sites pornographiques » dans la majeure des cybers.

Injuste serait-il  de passer sous silence les bons élèves, ceux-là même qui doivent servir d’exemples aux autres. Cette dernière catégorie se concentre sur Google , passe le temps à fouiller l’histoire, la géographie, à se cultiver et préparer des exposés demandés à l’école. Elle va voir des dessins animés des héros africains, Soudjata Keita, Kirikou et le reste.

Et enfin…

 

Une chose est sûre, l’ère de la technologie a touché toutes les couches de la société mais aussi faut-il que chacun l’utilise pas comme bon lui semble mais à bon escient. Il serait préférable qu’un contrôle « parental » soit installé sur les ordinateurs des cybercafés afin que les adolescents n’aient pas accès à certains contenus réservés plutôt à une autre catégorie plus mature.

Des startups pourront explorer cette piste en créant par exemple, des centres de recherche plus adaptés aux adolescents, où ils viendront lire, faire des recherches, préparer tout type d’exposés tout en bénéficiant gratuitement de l’accompagnement nécessiare. Ce ne serait pas vraiment différent des cybers classiques sauf que c’est réservé aux enfants avec des contenus éducatifs en grands nombre mais surtout numérique.

Cela éviterait des bribes de conflits qui naissent entre adultes et adolescents sachant que les uns sont à la recherche de distractions et d’autres d’opportunités d’affaires dans les cybers.

 

Et vous, que pensez-vous de cette situation ?

 

 

Crédit Photo : Tech en Afrique

Contact : techenafrique@gmail.com

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Assou Afanglo

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